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Stanislas Dehaene : le cerveau, l’intuition des nombres et les neurones de la lecture

Neuroscientifique, de l’Académie des sciences, auteur de La bosse des maths et Les neurones de la lecture

Le neuroscientifique Stanislas Dehaene s’intéresse à l’intuition des nombres chez les hommes et chez les animaux, aux aires corticales du cerveau activées pour la lecture et depuis peu, à la méta-cognition, c’est à dire, la conscience d’être conscient. Benjamin de l’Académie des sciences et du Collège de France, il nous parle, avec une grande pédagogie, de ses travaux et des dernières publications de son laboratoire.


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« Stanislas Dehaene fait autorité dans sa discipline » . La citation est d’Oliver Sachs, célèbre neurologue auteur de L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau[Ecoutez notre émission [ p[-.
Avec Stanislas Dehaene, tout semble simple et évident. Il vous explique avec une facilité déconcertante les mécanismes qui s’opèrent dans votre cerveau lorsque vous lisez un texte ou que vous effectuez une opération. Passionné par l’étude du cerveau dès ses premières années d’études, notre invité s’était initialement penché sur les sciences dures en entrant à l’ENS dans la section mathématiques et en poursuivant par un master de mathématiques appliquées et de sciences informatiques. La raison est simple : « Je pensais que l’intelligence artificielle serait utile pour mieux comprendre les mécanismes du cerveau » raconte-t-il. « Mais pendant mon séjour à l’ENS, je suis passé des mathématiques à la psychologie, et j’ai touché du doigt les neurosciences à la rencontre de Jean-Pierre Changeux [Jean-Pierre Changeux est [membre de l’Académie des sciences, professeur honoraire au Collège de France. Il est mondialement connu pour avoir mis à jour les récepteurs de l’acétylcholine. Ces récepteurs expliquent la dépendance à la nicotinep[- ».

A l’époque, la psychologie et la neuroscience ne cohabitent pas facilement. « La psychologie était très fonctionnaliste à ce moment là. Elle espérait ne pas avoir à se pencher sur le cerveau, résoudre le problème du traitement de l’information de manière purement algorithmique. Aujourd’hui on est totalement revenu de cette idée » . Et dès le départ, Stanislas Dehaene a les pieds dans les deux mondes : le premier avec son directeur de thèse Jacques Mahler chercheur en psychologie cognitive. « Ma thèse était consacrée à la représentation des nombres dans le cerveau ». Et l’autre pied dans le laboratoire du neuroscientifique Jean-Pierre Changeux avec qui il passe une bonne partie de son temps à modéliser des réseaux de neurones. En bénéficiant(...)


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