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Economie et finances de l’Empire (2/7)

avec Thierry Lentz et Emmanuel de Waresquiel

Napoléon et l’Empire, les années charnière 1808 et 1809. Une série proposée par Françoise Thibaut en partenariat avec la Fondation Napoléon, Thierry Lentz, Emmanuel de Waresquiel, Jacques-Olivier Boudon et Jean Tulard, de l’Académie des sciences morales et politiques. Dans cette deuxième émission, les intervenants s’interrogent sur les moyens de financer les coûteuses guerres napoléoniennes.


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En 1808, le 9 janvier, c'est l'entrée en Espagne en vue de consolider le Blocus continental. Cela a-t-il été longuement préparé ?

La guerre reprend, et fin 1808, on se bat également à l'est, avec début 1809 la victoire d'Eckmul qui permet d'entrer à Vienne... est-ce la fin de l'Empire romain germanique? Disons qu'il y a un « avant » et un « après » Napoléon : l'Empire autrichien change de nature car il a encore un siècle d'existence après le Congrès de Vienne.

Revenons à 1808 : ces guerres rassemblent des moyens et des unités de plus en plus importants : comment est-ce financé ? Quels sont les revenus tirés des pays vaincus ou occupés ?

Comme le dit Thierry Lentz : « Un Etat ne peut pas avoir de politique sans finances et il ne peut avoir que la politique que lui permette ses finances ! ».

Napoléon est un homme d'argent, il le connaît bien et sait en gagner beaucoup. Il a su créer un système fiscal moderne pour pouvoir avoir les moyens de ses ambitions. Bien qu'il laisse en 1814 le pays dans le même état financier qu'il l'a trouvé au début, entre temps, il a réussi a conduire plusieurs guerres sans mettre en péril le pays. Pour se faire, il met en place en 1809 une fiscalité moderne par la reconstitution de contributions indirectes. Pour Napoléon : «L'Etat idéal est celui qui fonctionnerait avec très peu d'impôts directs ».

Même si la guerre nourrit la guerre, à la fin de la campagne de Russie le bilan est affreux : la guerre n'a pas payé la guerre et le déficit de 500 millions est essentiellement dû au coût de la dite guerre. A tel point que la grande armée reste à l'étranger (en Prusse précisément) pendant près de 3 ans !





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